Philadelphia

22 Avril 2003

 

message d'Alain Ledain, ancien de l'église "Parole de Vie à Joinville le dimanche 26 janvier 2003.

Un HOMME formidable : Néhémie (II)

Quelles sont les qualités nécessaires pour être un bon dirigeant ? (dans l’église, mais aussi dans le monde de l’entreprise)
Poser une telle question peut soulever 2 objections :
1) Sommes-nous au bon endroit, au bon moment pour parler des qualités d’un dirigeant ? N’y a-t-il pas, ailleurs, des stages de management ? Est-ce un thème de prédication ?
Je crois profondément que :
La distinction « thèmes de prédication » et « autres thèmes » ne doit pas exister car la puissance du Royaume de Dieu veut se manifester dans tous les domaines de la vie ;
la Bible, la Parole de Dieu, contient des enseignements pour tous les types de dirigeants, qu’ils soient pasteurs, anciens ou chef d’entreprise ; (je vais m’appliquer à le démontrer)
La puissance de Dieu et son Royaume se manifeste dans l’incarnation (dit autrement : quand il s’incarne dans la vie « concrète ») :
La bonne nouvelle du Royaume de Dieu est annoncée parce que Dieu s’est incarné en Jésus-Christ ;
Si nous vivons pleinement la réalité et pleinement sous la direction du Saint Esprit (dit autrement : si nous sommes des chrétiens pleinement incarnés), le Royaume de Dieu rencontre la réalité et sa puissance se manifeste.
2) Suis-je appelé(e) à devenir un dirigeant ?
Ne savez-vous pas que vous êtes appelés à régner avec Christ ? à gouverner des villes ? (Luc 19:17 « Il lui dit : C’est bien, bon serviteur ; parce que tu as été fidèle en peu de chose, reçois le gouvernement de dix villes. »)
Quelles sont les qualités nécessaires pour être un bon dirigeant ? Où les trouver dans la Bible ? Dans quel(s) livre(s) ?
Assurément, dans le livre de « Néhémie ».
Je vous propose donc, ce matin, la suite du message que j’ai apporté le 25 août 2002.
Résumé (partiel) de la première partie
Néhémie est un homme éminemment spirituel et remarquablement concret, pratique, efficace (un homme comme j’aime !)
Qui est Néhémie ?
Sans doute, Néhémie est-il né en captivité, à Babylone. Il a grandi dans le climat de corruption qui régnait alors mais a su s’en préserver.
Dans Néhémie 1 : 11, nous le rencontrons alors qu’il est échanson du roi.
En tant qu’échanson, il n’est pas seulement chargé de goûter le vin : il occupe une place exceptionnelle :
Il exerce les fonctions de Premier Ministre (c’est un dignitaire, un haut fonctionnaire) ;
[Il est maître des cérémonies ;
Il est responsable de la surveillance de la résidence royale (crainte des complots, peur de l’assassinat).
Le roi avait besoin, à ses côtés, d’un homme de confiance, sage, discret et efficace.]
Le problème
Néhémie 1 : 1 – 4 : Néhémie apprend qu’ « il y a des brèches dans la muraille de Jérusalem » et que « ses portes sont détruites par le feu ».
Sans murailles, Jérusalem était vulnérable ; elle ne pouvait assurer la protection de ses habitants. Ces derniers vivaient perpétuellement dans la crainte.
C’est la raison pour laquelle la capitale était pratiquement déserte (Néhémie 11 : 1).
Conséquences :
Les juifs vivaient dans l’humiliation,
[ils étaient incapables de se défendre,]
ils avaient perdu leur prestige aux yeux des autres nations (il n’était plus une nation) et le respect d’eux mêmes.
Le moral était au plus bas,
[le riche exploitait le pauvre et…
le peuple retombait dans le péché qui l’avaient conduit en captivité.]
Quel est l’intérêt du livre de Néhémie ?
Ne spiritualisons pas : Néhémie a construit une vraie muraille. Il a réussi en 52 jours là où d’autres ont échoué. Pourtant, la tâche était pratiquement impossible et l’opposition constante.
Néhémie nous donne des leçons :
1.par ce qu’il est (un homme remarquable);
2.sur la manière de motiver, de diriger (un dirigeant extraordinaire);
3.sur l’art de résister et vaincre l’opposition.
Néhémie 1 : 4 – 11 : Néhémie : un intercesseur
Néhémie se renseigne car la prière, l’intercession doit être précédée de la connaissance d’un besoin.
Néhémie a un cœur passionné d’amour pour ses frères et pour Jérusalem : Néhémie est bouleversé par les nouvelles qu’il apprend. C’est une des raisons qui fera de lui un dirigeant exemplaire. (Pour être un bon dirigeant, il faut aimer ce que l’on dirige !)
Néhémie formule sa prière : au travers elle, on découvre un homme éminemment spirituel. Il respecte Dieu, sa souveraineté. Il connaît sa fidélité et sa parole. Il connaît aussi l’histoire de son peuple et s’y identifie pleinement.
Néhémie est persévérant : il priera quatre mois « jour et nuit » (v. 6)(de novembre / décembre –446 à mars / avril – 445) jusqu’à recevoir la réponse de Dieu.
Alors qu’il prie, il se rend compte du rôle précis qu’il aura à jouer dans le plan de Dieu. Dieu lui donne la solution au problème insurmontable, à la situation désespérée (construire la muraille de Jérusalem).
Néhémie 2 : 1 – 8
Face à l’empereur, Néhémie fait preuve de sincérité, de tact, de délicatesse, de loyauté.
Il a compris que l’on ne réussit pas à faire adopter ses idées si l’on n’y fait pas participer ses chefs.
Dans son intervention, Néhémie préserve la supériorité, l’autorité d’Artaxerxès si bien que l’empereur ne se sent pas menacé. Il suggère au roi de prendre l’initiative de l’envoyer à Jérusalem pour rebâtir ses murailles.
Une intervention préparée dans la prière
Dans la prière, Néhémie a compris le rôle qu’il aurait à jouer dans le plan de Dieu. Il s’y est préparé : il connaissait précisément :
les besoins de sa mission,
les obstacles qu’il pourrait rencontrer.
La clef de la réussite de Néhémie tient en trois mots : Prière, persévérance, préparation.
Un homme de grande qualité
Au travers les quelques versets de Néhémie 2, nous entrevoyons une grande qualité de Néhémie :
il est fin observateur de la nature humaine : c’est un « expert en relation humaine » ;
il est aussi un « spécialiste du travail », un homme compétent.
[Cette double qualité va faire de lui un dirigeant exceptionnel.]
Néhémie 2 : 9 – 18
Néhémie est arrivé à Jérusalem, ce qui provoque le mécontentement de Sanballat, le Horonite et Tobiya, un fonctionnaire Ammonite.
Il est probable que pendant les trois premiers jours, dont parle le verset 11, Néhémie :
prépare sa stratégie pour reconstruire la muraille,
choisit les chefs à qui il pourrait confier différentes responsabilités,
calcule les ressources dont il aurait besoin.
Ce n'est que lorsqu'il est en possession de tous les éléments qu'il organise une réunion pour tout le peuple.
Néhémie a suffisamment de bon sens pour comprendre que, s'il veut convaincre le peuple de reconstruire la muraille, il doit être prêt à lui fournir du travail sur le champ.
Néhémie lance au peuple un défi,
le motive pour entreprendre la tâche et
l’encourage en l’assurant qu’il réussirait.
Résultat : Néhémie 3 : 1 - 32
Qu’il serait dommage de passer un tel chapitre, décourager par la longue liste de noms !
Répétition des expressions « A côtés d’eux » (v. 2, 4, 7, 8, 9, 10, 12) et « A côté de lui » (v. 8). D’autres expressions : « A leur suite » ou « A sa suite » (v. 2, 4, 10) ou « Plus loin » (v. 4) ou « ensuite » (v. 5), « au delà » (cette dernière expression est employée 10 fois).
Le travail est organisé : les efforts sont coordonnés.
Un homme épelait le mot succès : « t-r-a-v-a-i-l d’ é-q-u-i-p-e ». (Muraille découpée en 38 secteurs au moins)
Questions :
Est-ce que je travaille ? (Je ne parle pas du travail séculier). Si je n’occupe pas mon service, c’est comme si je laissais une partie de la muraille de l’Eglise en ruines. L’Eglise a besoin de tous.
(au plan individuel) A côté de qui est-ce que je travaille ? Puis-je citer leur nom ?
(au plan communautaire) A côté de qui travaille mon œuvre (mon église) ?
Suis-je conscient que je travaille à côté de quelqu’un ?
On dit souvent, à juste titre, que les français sont individualistes. Dans le Royaume de Dieu, dans l’Eglise, pas de cavalier seul !
Certains travaillent en groupe : le grand-prêtre et ses collègues (v. 1), les habitants de Jéricho (v. 2), les descendants de Senaa (v. 3). D’autres travaillent seuls : Mérémoth, Mechoullam, Tsadoq (v. 4). Mais tous travaillent à côté de quelqu’un.
Sous quelle autorité est-ce que je travaille ? Quel est mon « chef de secteur » ?
Autrement dit : Quel est mon référant ? A qui dois-je rendre compte ?
Un travail organisé, des efforts coordonnés présupposent une autorité.
Ephésien 4 : 11-16 : « C’est lui qui a fait don de certains comme apôtres, d’autres comme prophètes, d’autres comme évangélistes, et d’autres encore comme pasteurs et enseignants. Il a fait don de ces hommes pour que ceux qui appartiennent à Dieu soient rendus aptes à accomplir leur service en vue de la construction du corps du Christ. Ainsi nous parviendrons tous ensemble à l’unité dans la foi et dans la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’adultes, à un stade où se manifeste toute la plénitude qui nous vient du Christ… C’est de lui que le corps tout entier tire sa croissance pour s’affermir dans l’amour, sa cohésion et sa forte unité lui venant de toutes les articulations dont il est pourvu, pour assurer l’activité attribuée à chacune de ses parties. »
Témoignage personnel : Même si je suis Président d’ACTES 6, j’ai besoin de rendre compte. C’est très peu rassurant et moralement fatigant de diriger seul et de devoir prendre toutes les décisions.
Chacun (ou chaque groupe) est affecté à une portion précise de la muraille : il doit, soit la reconstruire, soit la réparer.
Conséquences :
chacun peut évaluer, constater son travail ;
chacun sait où il doit travailler, quelle est sa responsabilité, ce qu’on attend de lui.
Dans l’église, dans l’entreprise, il arrive souvent que des conflits naissent du fait que :
Deux personnes accomplissent la même tâche : chacune se sent « concurrencée » dans son rôle ;
Une tâche donnée n’est accomplie par personne, ce qui provoque des reproches des dirigeants.
Derrière cette parfaite coordination, on sent la présence d’un chef, d’un dirigeant exceptionnel : Néhémie.
Des personnes de toutes les sortes de profession travaillent ensemble :
le grand-prêtre avec ses collègues, des prêtres (v. 1) ;
des orfèvres : Ouzziel, par exemple (v. 8) ;
un parfumeur : Hanania (v. 8) ;
des chefs de districts : Rephaya (v. 9), Challoum (v. 12) (chacun chef de la moitié de Jérusalem), Malkiya (v. 14), Challoun (v. 15), Néhémie (v. 16)…
des lévites ;
des desservants du temple (v. 26) ;
des marchands (v. 31).
Une corporation était représentée : celle des orfèvres (v. 31). Mais les orfèvres travaillaient sans corporatisme.
Des hommes de milieux différents travaillent ensemble : tous les milieux sociaux sont représentés.
En méditant ce passage, j’ai éprouvé une très grande joie et de l’émerveillement : là, j’y vois la beauté de Royaume de Dieu, la beauté des valeurs qu’il véhicule : l’unité dans la diversité. Si tous avaient été prêtres, je n’aurais pu arriver à cette conclusion.
Si nous étions tous anciens ou pasteurs, comment se manifesterait l’unité dans la diversité ? Ce qui fait la beauté d’une église, ce qui fait la beauté de notre église, c’est que travaillent ensemble des directeurs administratifs et financiers, des agents de sécurité, des femmes au foyer, des enseignants, des commerçants, des professeurs en médecine, des ouvriers, des aides-soignantes, des PDG, des infirmières …
Le travail sur la muraille n’est pas réservé à une élite, n’est pas réservé à des spécialistes : était-ce, à priori, le travail d’un parfumeur que de réparer la muraille ?
De la même manière, travailler pour le Royaume de Dieu n’est pas réservé aux seuls pasteurs et anciens : c’est le travail de tous ! Nous sommes tous à temps plein pour le Seigneur. (Joël et Dhymitry sont à temps plein pour l’église.)
Ceux qui travaillent sont cités par leur nom : ils ne sont pas des numéros.
Il n’y a pas eu de dépersonnalisation : chaque ouvrier ne résumait pas à sa fonction ou pire, « à son numéro de sécu » ! (Je suis anachronique volontairement…).
Néhémie connaissait ceux qui travaillaient et là où ils travaillaient.
Aujourd’hui, notamment dans les grandes entreprise, la dépersonnalisation engendre des sentiments de perte de valeur.
Néhémie avait de l’intérêt pour les personnes elles-mêmes : il régnait un sentiment d’utilité.
Les efforts de tous sont remarqués, loués et encouragés :
aussi bien les efforts de ceux qui ont fournis un travail remarquable (que l’on remarque facilement) : Hanoun et les habitants de Zanoah (v 13) ; ils ont restaurés la muraille sur 500 m.
que les efforts de ceux qui n’ont réparé qu’un secteur : Yedaya ; il a travaillé sur le secteur face à sa maison (v.10).
1.v 20 : « Baruk, fils de Zabbaï, réparait avec ardeur une autre section. »
Un bon dirigeant sait encourager chacun, quelle que soit la grandeur ou la modestie de son travail. Une fois encore, Néhémie nous donne une leçon de management : la considération d’un chef entraîne un sentiment d’appartenance.
L’encouragement mutuel n’est pas du seul rôle des dirigeants : ne soyons pas avares de compliments quant ils sont justifiés.
La semaine dernière j’ai reçu de l’école du dimanche un papier me remerciant pour mon travail dans l’église et mes qualités : j’en ai été très touché et ça me donne envie de persévérer.
Le travail est soigné et achevé :
v. 3, 6 et 13 par exemple : « Ils en firent la charpente et en posèrent les battants, les verrous et les barres. » Que mon travail se résume à restaurer la muraille sur 500 m ou à la réparer sur un secteur, il doit être achevé : « les battants, les verrous et les barres » doivent être posés. Il ne s’agit pas de dire : ça ne m’intéresse plus, j’aimerais passer à autre chose !
Quelqu’un a dit ou écrit : « Si le travail vaut la peine d’être fait, alors il vaut la peine d’être bien fait. Le diligence d’un homme, sa fierté pour un travail bien fait et sa consécration au travail sont des qualités humaines admirables. »
Nous devons travailler sérieusement et ne pas penser que, puisque c’est pour l’église, on finira bien par tout se pardonner, y compris le travail bâclé.
Avec quelle mentalité devons-nous diriger nos églises et nos œuvres, avec quelle mentalité travaillons-nous au sein de nos œuvres et nos églises ? Nos négligences dans des domaines concrets ne reflètent-elles pas nos laisser-aller spirituels ? « Être fidèle dans les petites choses pour se voir confier de grandes », c’est ce que Jésus nous enseigne dans Luc 16:10 « Si quelqu’un est fidèle dans les petites choses, on peut aussi lui faire confiance pour ce qui est important. Mais celui qui n’est pas fidèle dans les petites choses ne l’est pas non plus pour ce qui est important. »
Le bénévolat est-il synonyme d’amateurisme, voire de médiocrité ?
Malheureusement, nous vivons un temps de grande confusion : toutes les valeurs sont déformées, surtout les plus belles, et parmi elles, le travail. La valeur du travail s’est liée à celle de l’argent.
Il nous faut renvoyer dos à dos deux pensées fausses :
en faire le moins possible pour le maximum d’argent ;
Résumer tout travail à sa rentabilité financière.
Le travail est une valeur biblique. Adam et Eve  se sont vus confier un travail par Dieu : cultiver le jardin d’Eden. Le Seigneur ne les a pas mis dans un parc de loisirs !
Quant au livre des Proverbes : chapitre 18 v 9 : « Qui se relâche dans son travail est frère de celui qui détruit. » (Bible du Semeur) et chapitre 14 v 23 « A tout travail il y a du profit… »
L’excellence dans le travail – « Tout faire, comme pour le Seigneur ». Colossiens 3:23 Tout ce que vous faites, faites-le de bon cœur, comme pour le Seigneur et non pour des hommes. »
Des dimensions qui ne se découvrent pas à première vue mais implicites :
la communication (une aussi bonne coordination ne peut se faire sans communication) ;
la délégation d’autorité : Hanoun (v. 13) étaient responsables du groupe de personnes affecté à la réparation de la porte de la Vallée. S’il n’y avait pas eu des chefs de secteurs, Néhémie aurait été submergé, devant prendre des décisions sans importance.
L’unité. Néhémie maintenait des relations interpersonnelles.
Respectant les principes précédemment énoncés, faut-il s’attendre à un déroulement idyllique des travaux ?
Fin du chapitre 3 : 33-38
Il est nécessaire d’être sûr de la volonté de Dieu sinon l’opposition mène à l’abandon, surtout si elle est persistante.
Une grande leçon : la persévérance dans le volonté de Dieu, dans ce qui est juste.
On pense trop souvent que faire la volonté de Dieu écarte toutes les difficultés : le livre de Néhémie montre qu’il n’en est rien.
Ici l’opposition se manifeste par :
une violente colère ;
l’humiliation (« … ces minables juifs… ») ;
la tentative de découragement
« S’imagineraient-ils qu’en offrant des sacrifices, ils viendront maintenant à bout d’une telle entreprise ? » Autrement dit : « Vous ne pensez quand même pas qu’en priant vous allez réussir ? »
La tâche est trop grande ? « Redonneront-ils vie à des pierres ensevelies sous des monceaux de poussière et calcinées ? »
La moquerie (« Ils n’ont qu’à bâtir ! Si un renard s’élance contre leur muraille de pierre, il la brisera. »)
les menaces (« S’imagineraient-ils qu’on va les laisser agir ? »).
Malgré l’opposition, la muraille fut rebâtie à mi-hauteur « car chacun avait pris ce travail à cœur » (v. 38).
L’opposition ne s’est pas rendue pour autant : elle s’organise.
Néhémie, je l’ai dit, est un homme éminemment spirituel et remarquablement concret : il va donc prié (v. 3 : « Alors nous avons prié notre Dieu et… ) et prendre des mesures : poster des gens pour monter la garde jour et nuit.
Après une opposition de l’extérieur viennent des problèmes de l’intérieur :
Néhémie 4 : 4 : « Cependant, déjà le peuple de Juda murmurait : -Ceux qui portent les fardeaux sont à bout de forces et les tas de décombres restent énormes. Jamais nous n’arriverons à rebâtir cette muraille ! »
? Découragement venant :
de la fatigue (Ceux qui portent les fardeaux sont à bout de forces) ;
des yeux fixés sur l’ampleur de la tâche. Pourtant Néhémie 3 : 38 affirme que la muraille fut reconstruite jusqu’à mi-hauteur.
Les versets 4 et 5 de Néhémie 4 montrent une conjonction de l’adversité. Dans une telle situation beaucoup aurait abandonné la partie ; pas Néhémie !
il sait être pratique, il prend des mesures concrètes : « C’est pourquoi je mis des gens en place en contrebas derrière la muraille, aux endroits découverts; je les postai groupés par familles et armés d’épées, de lances et d’arcs. »
il adresse au peuple une exhortation : « Après avoir tout inspecté, je m’adressai aux notables, aux chefs et au reste du peuple: -N’ayez pas peur d’eux ! Pensez au Seigneur qui est grand et redoutable, et combattez pour vos frères, vos fils et vos filles, vos femmes et vos maisons ! ». Néhémie est un homme de foi.
Une fois encore, on retrouve cette double qualité de l’homme spirituel qui sait être pratique.
V 10-11 : « Mais à partir de ce jour, la moitié des hommes seulement faisaient le travail et ceux de l’autre moitié, vêtus de cuirasses, étaient armés des lances, des boucliers et des arcs. Et les chefs se tenaient derrière tous les gens de Juda. Ceux qui étaient occupés à rebâtir la muraille et ceux qui portaient ou chargeaient les fardeaux travaillaient d’une main et tenaient une arme de l’autre. Chacun des bâtisseurs avait son épée attachée à sa hanche. C’est ainsi qu’ils bâtissaient. Un homme se tenait à mes côtés prêt à sonner du cor. »
Conclusion

A suivre…

Alain LEDAIN

 

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